La belle aventure du blog Victor Hugo, du « Hugo Blog », se termine aujourd’hui, vendredi 23 novembre 2007, à midi. Nous allons poursuivre notre formation sur d’autres terrains.
Un grand merci à tous ceux qui nous ont interpellés, écoutés, expliqué, répondu pendant ces deux semaines sur le cours.
Un merci tout spécial au bar-restaurant Los Dos Hermanos qui a accueilli nos réunions de rédaction chaque matin et qui a abrité avec tant de gentillesse les discussions de la tumultueuse équipe qui campait-là chaque jour.
Note du 8 décembre : les commentaires sont à présent fermés.
Ce n’est pas une blague : Bordeaux est une ville de marins. Sur le cours Victor Hugo, nous sommes partis à la recherche des derniers d’entre eux… à la manière de Thalassa, le magazine de la mouette.
C’est un petit morceau de pâte feuilletée, fort apprécié dans tous les pays de l’Europe du Sud-Est. Chaque matin, les amateurs turcs, yougoslaves et bulgares se donnent rendez-vous au Bazar d’Istanbul, à l’angle du cours Victor Hugo et de la rue des Faures.
C’est le seul endroit de Bordeaux où l’on peut trouver des bureks frais au fromage, vendus un euro pièce. Mais attention, il n’y en aura pas pour tout le monde…
Témoignage d’Okan, l’épicier qui a le monopole de cette précieuse denrée.
Philippe Serra, spécialiste de la musique rock bordelaise et co-auteur du livre « Bordeaux Rock » (Castor Astral, 2007) témoigne d’une époque où la musique se jouait dans les sous-sols du cours, lieu de rendez-vous des jeunes du quartier. Immersion.
Les arbres bleus, c’est lui. Le concepteur des nouveaux éclairages du cours est arrivé jeudi soir à Bordeaux pour régler les derniers détails. L’inauguration est le 8 décembre, mais les critiques sont déjà là. Interview.
Marie-Jeanne Dumot, 84 ans, vit cours Victor Hugo depuis plus de 40 ans. Francis Baudy, lui, collectionne les cartes du vieux Bordeaux. Tous deux livrent leurs souvenirs du cours d’antan.
Avocat pénaliste de renom, ténor du barreau bordelais, Daniel Lalanne vit et travaille sur le cours depuis de nombreuses années. Tous les jours, il navigue entre les dorures de son cabinet proche du musée d’Aquitaine et les trottoirs du cours, moins reluisants.
Jouant de sa gouaille et de son charme, ce personnage grandiloquent jette pour nous un regard à travers la fenêtre.
Parlez-leur élections municipales. Ils vous répondent travaux. Les passants qui arpentent le cours n’ont plus que ce mot à la bouche. Travaux par ci, travaux par là. On oublie le vote : on pense pratique. Résultat, quand on leur demande de se mettre dans la peau d’un candidat aux municipales et de faire des propositions pour leur cours, les réponses tournent invariablement autour d’un seul et même thème. Encore et toujours les travaux.
Les bars du bas du cours Victor Hugo et de Saint-Michel sont le royaume des jeux de cartes. Une tradition. Les joueurs rencontrés sont pour la majorité d’origine turque, arabe ou portugaise. Ils se donnent rendez-vous quotidiennement depuis parfois plusieurs années. À chacun son fief. Lié à ses origines ou simplement à ses habitudes.
« Que voulez-vous qu’on fasse, lance José. C’est notre seule distraction. » Au micro, tous affirment jouer pour le plaisir. Ce qui est certainement le cas. Mais dès qu’on aborde le sujet de l’argent…silence. Ça ne se fait pas d’en parler. Il suffit pourtant de se balader le soir pour voir des rideaux tirés, des gens descendre au sous-sol de certains bars et comprendre, qu’ici, on ne joue pas que pour le plaisir. Un joueur souhaite rester anonyme mais se laisse aller à des confidences : « L’argent n’est jamais sur la table, il est toujours dessous ». Il se rappelle d’une partie mythique qui dura trois jours. « 20 patates en jeu », se souvient-il. Mais chut. Il ne faut pas en parler. Lire la suite…
Alors que plusieurs riverains du supermaché “Champion” se plaignent du bruit occasionné chaque matin par le déchargement des marchandises(voir l’article “Champion du réveille-matin”), la rédaction d’Hugoblog a tenu à se faire une idée plus précise des nuisances sonores. Jeudi, nous nous sommes donc rendus sur place, au moment des manoeuvres, entre 5 h et 6 h 30. Ce jour-là, seuls, quelques petits porteurs se sont succédé, non pas cours Victor Hugo, mais rue Sainte-Catherine. Alors, trop “douillets” les habitants de l’immeuble voisin ? C’est en tout cas l’avis du plus ancien employé de “Champion”.
Aujourd’hui, seule, la récupération des emballages (cartons, plastique) et des palettes se ferait sur le cours Victor Hugo. Une gêne qui serait surmontable d’après un autre salarié du supermarché.
Liés à la rénovation du cours, ces aménagements récents sont visiblement moins bruyants. Mais, également plus fonctionnels d’après Jean-Pierre, en charge du broyage des cartons.
Plus pratiques, et peut-être aussi moins dangereux. Un salarié se remémore encore la chute d’un nouveau lampadaire causé par un poids lourd il y a une vingtaine de jours.
Mais alors, qu’entendait-on jeudi matin au 128 du cours Victor Hugo ? Petit aperçu en direct du couloir d’entrée de l’immeuble.